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L​IVRES
 Nouveautés
La fille au sourire de perles
Clemantine Wamariya, Elizabeth Weil

Clemantine Wamariya a six ans quand le conflit rwandais éclate en 1994. Avec sa sœur Claire, quinze ans, elles doivent fuir les massacres et traversent sept pays d’Afrique pour échapper à la violence. Sans nouvelles de leur famille, elles affrontent la faim, la soif, les camps de réfugiés, la misère et la cruauté pendant six ans avant d’arriver aux États-Unis. À Chicago, les deux sœurs empruntent des chemins différents. Tandis que l’aînée, mère célibataire, a du mal à joindre les deux bouts, Clemantine, recueillie par une famille américaine, est promise à un avenir brillant. Un véritable rêve américain s’offre à elle : elle devient pom-pom girl et fait de brillantes études en école privée qui la mèneront jusqu’à Yale. Mais comment se reconstruire après une telle épreuve ?
Barlen Pyamootoo

Le 16 décembre 1862, le poète Walt Whitman apprend que son frère George a été blessé à la bataille de Fredericksburg (Virginie), l'une des plus meurtrières de la guerre de Sécession, et décide de partir à sa recherche. À Washington il fait le tour des hôpitaux militaires, déambule entre les lits, bouleversé par les corps mutilés et par tous ces jeunes soldats dont "les visages sont comme des prières nues". Désormais il remplit ses carnets du quotidien des soldats et assiste les blessés et les malades dans les hôpitaux, ses écrits et la guerre ne faisant plus qu'un. C'est ce moment crucial que relate Barlen Pyamootoo, celui où le poète devient héros romanesque. Il le suit treize jours durant, dans son périple en train et en bateau, de Brooklyn à Falmouth, et plonge avec lui dans les horreurs de la guerre.
Résumé publ. sur le site Babelio

 
Changer l'eau des fleurs
Valérie Perrin

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se confier et se réchauffer dans sa loge. Avec la petite équipe de fossoyeurs et le jeune curé, elle forme une famille décalée. Mais quels événements ont mené Violette dans cet univers où le tragique et le cocasse s’entremêlent ?
Michael Ondaatje

Dans le Londres dévasté par les bombardements de la Deuxième Guerre mondiale, la vie est dure, les denrées sont rares, l’avenir est incertain. C’est le moment que choisissent les parents de Nathaniel et de Rachel pour leur annoncer qu’ils doivent les quitter parce que leur père vient d’être nommé en poste à Singapour. Entre le départ de leur père et le comportement désinvolte de leur mère, les deux adolescents s’apprêtent à découvrir que le présent comme le passé de leur famille sont embrouillés par le jeu des apparences.
Résumé publ. sur le site Les éd. du Boréal

 
Tu écriras mon nom sur les eaux
Jean-François Haas

« Tu as voulu me tuer… Tu es comme ton père… Va-t’en de chez nous, maintenant ; je ne veux plus jamais te voir ici. »
Tobie Ruau, né en 1895, est chassé à dix-sept ans par son parâtre de l’Essert-d’en-Haut, en Suisse. Il se met en quête de son père biologique et traverse l’océan pour le rejoindre aux États-Unis et tenter d’y vivre le rêve américain. Son chemin lui fait rencontrer un autre immigré, Isaac Milstein, toujours habité par sa femme et son fils disparus lors de la fusillade de l’escalier d’Odessa en 1905. Tobie parcourt la quasi-totalité d’un siècle violent et déchiré, où les hommes n'ont jamais autant cherché à devenir plus humains mais ont abdiqué leur humanité. C’est un être assumant tout ce qu’il a été qui se confie, dans les dernières années de sa vie, à son arrière-petit-neveu Jonas, offrant à celui-ci, par ses récits et ses confidences, de revivre ses aventures, ses combats, sa soif de justice, ses désillusions et de s’interroger sur lui-même, « car ce que sont les autres, c’est nous ».
Dans ce magnifique roman d’aventures et de méditations, rédigé comme un western initiatique, Jean-François Haas donne toute la mesure de ses grandes qualités de narrateur, habile à manier plusieurs destins, et d’humaniste hanté par la question du mal et du salut.
Résumé publ. sur le site Babelio

 
Le vent reprend ses tours
Sylvie Germain

C’est un avis de recherche collé sous un abribus qui va bouleverser la vie de Nathan. Gavril, le vieil homme disparu, a sauvé son enfance de l'ennui et de la solitude auprès d'une mère taciturne en l’entraînant dans les rues de Paris et en l'enchantant de poésie et de fantaisie. Trente ans plus tard, Nathan mène une vie fade et morose que ce soudain rappel à l’enfance et aux silences maternels fait éclater. Lui qui n’a jamais voyagé se rend en Roumanie dont il ignorait que Gavril y avait vécu les drames de la guerre puis les grandes purges de l’après-guerre. Ce voyage vers l’ami saltimbanque rescapé de terribles épreuves mais qui avait su garder une magnifique ardeur à vivre, va l'ouvrir à une pleine liberté.
Marce Dugain

À la fin des années 2060, la présidente française de Transparence, une société du numérique implantée en terre sauvage d’Islande, est accusée par la police locale d’avoir orchestré son propre assassinat. Or au même moment, son entreprise s’apprête à commercialiser le programme Endless, un projet révolutionnaire sur l’immortalité, qui consiste à transplanter l’âme humaine dans une enveloppe corporelle artificielle. Alors que la planète est gravement menacée par le réchauffement climatique, cette petite start-up qui est sur le point de prendre le contrôle du secteur numérique pourra-t-elle sauver l’humanité ?
Bernard Comment

Cela se passe à Neptune Avenue, au bord de l’océan, à côté de Coney Island, au bout de Brooklyn. L’atmosphère est étrange, le soleil brille derrière une drôle de lumière laiteuse, il fait très chaud, il n’y a plus d’électricité. Le monde semble s’être arrêté.
Les ascenseurs sont en panne. Tout est en panne. Dans son appartement du 21eétage, le narrateur est freiné par une mobilité de plus en plus réduite et se déplace avec peine.Il a l’âge d’une retraite prématurée, après avoir fait fortune dans la finance – alors que sa vraie passion, sa passion de jeunesse, était la littérature. Mais à quoi bon avoir accumulé tous ces biens si on ne peut pas les transmettre  ?
Peu après la mort de sa mère, en Suisse, il avait décidé de partir pour New York, à la recherche d’une improbable famille, de lointains cousins. Mais c’est surtout Bijou qu’il est venu trouver, une jeune femme assoiffée de vie. Elle est installée à Manhattan, vit de petits boulots, mais elle finit par déménager à Neptune Avenue, à côté de Little Odessa, où l’occasion se présente bientôt pour le narrateur de louer un appartement sur le même palier qu’elle. Et c’est tout un passé qui se réveille, en particulier celui d’une jeunesse étudiante passée à Genève dans les années 1980 et de son amitié avec Bob, un grand biologiste, et Nina, jeune africaine pleine d’entrain, la mère de Bijou.
Que s’est-il passé pour que l’électricité ne revienne pas, depuis plus de dix jours, sans qu’il n’y ait pourtant eu aucune tempête, aucun éclat  ? On peut imaginer une déflagration nucléaire plus ou moins lointaine. Une fin du monde. Bijou n’en perd pas son enthousiasme pour autant, elle qui croit à la décroissance et veut à tout prix préserver sa liberté. Elle ne sera pas une héritière. L’argent, la richesse ne l’intéressent pas. Finalement, la paternité (réelle ou supposée) n’ouvre aucun droit… Et tout pourrait bien partir en fumée.
Julian Barnes

Paul a dix-neuf ans et s'ennuie un peu cet été-là, le dernier avant son départ à l’université. Au club de tennis local, il rencontre Susan – quarante-huit ans, mariée, deux grandes filles – avec qui il va disputer des parties en double. Susan est belle, charmante, chaleureuse. Il n’en faut pas davantage pour les rapprocher… La passion? Non, l’amour, le vrai, total et absolu, que les amants vivront d’abord en cachette. Puis ils partent habiter à Londres : Susan a un peu d’argent, Paul doit continuer ses études de droit. Le bonheur? Oui. Enfin presque car, peu à peu, Paul va découvrir que Susan a un problème, qu’elle a soigneusement dissimulé jusque-là : elle est alcoolique. Il l’aime, il ne veut pas la laisser seule avec ses démons. Il va tout tenter pour la sauver et combattre avec elle ce fléau. En vain…
Mais lui, alors? Sa jeunesse, les années qui passent et qui auraient dû être joyeuses, insouciantes? Il a trente ans, puis trente et un, puis trente-deux. Vaut-il mieux avoir aimé et perdre ou ne jamais avoir aimé?
Cédric Sire

Fraîchement muté dans un groupe de surveillance, Olivier est loin d'imaginer que la planque qu'on lui a assignée fera de lui le témoin clé d'un cyclone meurtrier, dans le sillage d'un tueur glacial et méthodique que rien ne semble pouvoir arrêter. Des déserts du Moyen-Orient aux villes sombres et silencieuses du territoire français, quand la vindicte est en marche, plus rien ne peut vous sauver. Pur instrument de torture et de mort, il n'a pas de nom, pas de visage, l'habitude de tuer et un cimetière de cadavres derrière lui. Mais dans cette affaire, pas de contrat. Cette fois-ci pour lui : c'est personnel.
Abdellah Taïa

Dans la France d'après les attentats de 2015, Mounir, parisien homosexuel de 40 ans d'origine marocaine, vit dans une situation précaire. Il vient d'emménager dans un appartement rue de Turenne. Madame Marty, une vieille dame de 80 ans, survit difficilement au-dessus de chez lui dans un minuscule studio. L'amitié entre ces deux exclus de la République s'intensifie jusqu'au jour où elle vire au cauchemar. Les affrontements et les déchirements s'enchaînent. Excédée, madame Marty appelle la police pour arrêter Mounir. Antoine, le commissaire qui interroge le jeune homme, le soupçonne de liens avec les djihadistes. Mais Antoine existe-t-il vraiment? Où passe la frontière entre le vrai et l'imaginaire ?
Yves Ravey

On retrouve le corps de Tippi, la femme de monsieur Meyer parmi les débris de sa voiture au fond d'un ravin.
L'inspecteur Costa enquête sur ce drame : accident ou piste criminelle ?
Monsieur Meyer se plie aux interrogatoires de l'inspecteur, ce qui n'est pas de tout repos, d'autant qu'il n'est pas dupe.
Aki Shimazaki

La mort subite de la séduisante Mitsuko prend tout le monde par surprise, y compris les clients de sa librairie. Alors que des visiteurs se présentent pour rendre un dernier hommage à sa mère, Tarô, son fils sourd et muet, est préoccupé par certains détails de son histoire familiale. Mais qu’importe. Il est charmé par la beauté naturelle d’une jeune femme venue lui offrir ses condoléances. Tous deux éprouvent rapidement des sentiments si vifs qu’ils désirent s’épouser. Ce bonheur semble complet, rien ne pourrait le compromettre.
Cat Clarke

Le soir même où la mère d’Evan épouse « Breakfast Tim », présentateur vedette de la radio locale, le tout nouveau demi-frère d’Evan, Lewis, est retrouvé inconscient et grièvement blessé. Il est l’unique rescapé d’un terrible accident de voiture. Une tempête médiatique se déchaîne alors et tous les doigts accusateurs sont pointés sur Lewis, jeune toxico solitaire. Tout le monde semble penser que l’accident est lié à une affaire de drogue, mais Evan n’y croit pas une seconde. Aidée par son père journaliste, Harry, elle se met en tête de découvrir ce qui s’est véritablement passé le soir de l’accident. À mesure qu’Evan creuse dans la vie des trois adolescents morts dans le crash, elle va lever le voile sur des vérités dérangeantes et sur un secret qui menace d’anéantir sa famille… ainsi que l’ensemble de la communauté.
Résumé publ. sur le site Babelio

 
Nous sommes à la lisière
Caroline Lamarche

Ces neuf nouvelles nous placent à la lisière de deux mondes, là où se croisent humains en déroute et animaux semi-sauvages. Chacun tente de rejoindre l’autre, mais l’on ne sait qui, de la bête ou de l’humain, est en quête de protection.
De quel envol blessé la cane Frou-Frou est-elle le signe? Un cheval nommé Mensonge peut-il emporter une enfant loin du monde mensonger des adultes? Comment un rat, un écureuil, un hérisson exorcisent-ils la folie, le deuil ou simplement l’ennui? Que deviendra le nid des fourmis Lin, Clet, Clément, Sixte, Corneille et Cyprien après le passage de joyeux promeneurs? En quoi un chat errant, un papillon sur sa fin sont-ils les messagers de l’amour? Au sommet d’un arbre fragilisé par les bouleversements climatiques, que signale le chant obstiné de Merlin? Autant d’existences menacées, mais libres à leur manière. Autant d’alliances discrètes, toujours sur le qui-vive.
Dans un monde à la lisière du chaos, Caroline Lamarche allie la simplicité narrative à une sauvagerie souterraine pour dire l’interdépendance de toutes les créatures vivantes.
Susanne Jansson

Pour travailler à sa thèse de biologie, Nathalie retourne vivre dans sa région natale, au coeur d’une Suède humide et reculée. Dans la petite maison qu’elle habite en forêt, elle se laisse rappeler à son enfance douloureuse, à l’époque où la disparition de la jeune Tracy avait inauguré une succession de drames. Un jour, un cadavre est retrouvé dans la tourbière. Dix années auparavant, déjà, une jeune fille momifiée avait été découverte au même endroit. Bientôt, de nouveaux cadavres affleurent. Alors que la police se met en quête d’un serial killer, Göran, ancien
professeur de physique, est convaincu que l’endroit est peuplé de revenants. Cette théorie intrigue aussi Maya, photographe judiciaire. Les trajectoires de Nathalie et de ces deux enquêteurs de l’ombre vont se mêler… et de nombreux secrets seront déterrés.
Résumé publ. sur le site Babelio

 
La femme aux cheveux roux
Orhan Pamuk

Alors qu’il passe quelques semaines auprès d’un maître puisatier pour gagner un peu d’argent avant d’entrer à l’université, le jeune Cem rencontre une troupe de comédiens ambulants et, parmi eux, une femme à la belle chevelure rousse. Il s’en éprend immédiatement, et, malgré leur différence d’âge, se noue entre eux l’esquisse d’une histoire d’amour.
Mais les promesses de cet été sont soudainement balayées lorsque survient un accident sur le chantier du puits. Cem rentre à Istanbul le cœur gros de souvenirs, et n’aura de cesse de tenter d’oublier ce qui s’est passé. C’est sans compter sur la force du destin qui finit toujours par s’imposer aux hommes, et leur rappeler ce qu’ils ont voulu enfouir au plus profond d’eux-mêmes.
Mathias Malzieu

Nous sommes en juin 2016, la Seine est en crue. De nombreuses disparitions sont signalées sur les quais. Attiré par un chant aussi étrange que beau, Gaspard Snow découvre le corps d’une sirène blessée, inanimée sous un pont de Paris.  Il décide de la ramener chez lui pour la soigner, mais tout ne passe se pas comme prévu. La sirène explique à Gaspard que les hommes qui entendent sa voix tombent si intensément amoureux d’elle qu’ils en meurent tous en moins de trois jours. Quant à elle, il lui sera impossible de survivre longtemps loin de son élément naturel…
Résumé publ. sur le site Albin Michel

 
Frère de glace
Alicia Kopf


« Mon frère est un homme pris dans la glace. Il nous voit à travers la glace : il est là et il n’y est pas. Ou, plus exactement, il existe en lui une fissure où parfois la glace se dépose. Dans la vie quotidienne, quelque chose en lui fait qu’il se bloque et s’immobilise entre une action et la suivante. Par chance, il vit dans une petite ville, on le connaît dans le quartier et les gens prennent soin de lui. »
Au coeur de ce roman-oeuvre d’art se trouvent un garçon autiste et sa soeur artiste, tous deux comme gelés dans le silence et l’incompréhension. Obsédée par les explorations polaires et les étendues du Grand Nord, la jeune plasticienne les transcrit dans des dessins mêlés à des écrits, des souvenirs et des photos. En traquant les différents visages de la glace, parviendra-t-elle à conjurer son sentiment de congélation intérieure et à renouer avec les rêves, les désirs et l’amour ?
Résumé publ. sur le site R. Laffont

 
Simili-love
Antoine Jaquier


2040. Dans un monde socialement fracturé, Foogle décrète la Grande lumière, rendant publiques les données personnelles de chacun. Dépourvus d’intimité, les gens s’isolent et vivent avec des androïdes facilitateurs de vie. De plus en plus nombreux, les pauvres sont chassés des centres, et perdent tous leurs droits. Après des années de dépression et de solitude, un écrivain quinquagénaire tombe fou amoureux de son androïde et rompt avec son statut protégé…Cette magnifique anticipation littéraire qui résonne avec la puissance des réseaux et notre actualité sociale, est aussi un très beau roman universel sur le choix de qui nous décidons d’être et comment aimer l’autre.
Résumé publ. sur le site Au diable vauvert

 
Home sweet home
Antoine Philias


Pendant longtemps, Cleveland a été un berceau du rêve américain. Elle a attiré les plus grandes industries, et tous ceux qui espéraient la prospérité, ou une vie meilleure. Dans le quartier du Slavic Village se regroupaient ceux qui venaient d’Europe de l’Est.
Mais en 2008, le rêve a fait long feu. La pollution, le chômage, la faillite et surtout la crise du logement se sont installés à Cleveland. Le Vaste Bordel a débuté. Ceux qui en avaient les moyens sont partis ; ceux qui restent n’ont pas eu le choix. Anna, Elijah et d’autres ont toutes les raisons de fuir ces ruines de l’argent et de la compétition. Ils trouvent refuge dans un lycée à l’abandon. Quand tout s’écroule autour d’eux, quand tout se ligue contre eux, ils doivent reconstruire sur de nouvelles bases le monde qui sera le leur.
Résumé publ. sur le site L'école des loisirs

 
Une femme en contre-jour
Gaëlle Josse


« Raconter Vivian Maier, c’est raconter la vie d’une invisible, d’une effacée. Une nurse, une bonne d’enfants. Une photographe de génie qui n’a pas vu la plupart de ses propres photos. Une Américaine d’origine française, arpenteuse inlassable des rues de New York et de Chicago, nostalgique de ses années d’enfance heureuse dans la verte vallée des Hautes-Alpes où elle a rêvé de s’ancrer et de trouver une famille. Son œuvre, pleine d’humanité et d’attention envers les démunis, les perdants du rêve américain, a été retrouvée par hasard – une histoire digne des meilleurs romans – dans des cartons oubliés au fond d’un garde-meubles de la banlieue de Chicago."

Ella, quatorze ans, est passionnée de couture, un art que lui a appris sa grand-mère qui l'a élevée. Mais son premier jour de travail en atelier de couture n'est pas ordinaire : Ella est prisonnière dans le camp Birchwood, où elle confectionne les vêtements pour les femmes des officiers nazis.
Résumé publ. sur le site Babelio

 
Dix jours avant la fin du monde
Manon Fargetton

Deux lignes d'explosions ravagent la Terre. Nul n'en connaît l'origine mais quand elles se rejoindront au large de notre côte atlantique, le monde sera détruit. Sur les routes encombrées de fugitifs qui tentent en vain d'échapper au cataclysme, six hommes et femmes sont réunis par le destin. Ensemble, ils ont dix jours à vivre avant la fin du monde...
Un compte à rebours implacable, une aventure initiatique qu'on ne lâche plus.
Et vous, que feriez-vous s'il ne restait que dix jours?
Dathan Auerbach

On dit que, passé quarante-huit heures, les chances de retrouver une personne disparue sont quasi nulles. Deux jours pour ratisser les bois alentour, frapper à toutes les portes, remuer ciel et terre. Passé ce délai, l’espoir n’est plus permis. Eric, trois ans, a disparu il y a cinq ans. Peu à peu, les affichettes ont jauni, les policiers se sont désintéressés de l’affaire, la vie a repris son cours dans cette petite ville désaffectée de Floride. Pas pour Ben, le grand frère de la victime. Qui ne s’est jamais remis du drame. Qui a vu sa famille sombrer. Mais qui n’a jamais cessé ses recherches.Recruté en tant que magasinier de nuit dans le supermarché même où Eric a disparu, Ben sent que les lieux ont quelque chose à lui révéler. Quelqu’un sait où est son frère, une personne qui prend un malin plaisir à se jouer de lui. Qui ? Le directeur qui n’a jamais collaboré à l’enquête ? Ses collègues auxquels il a accordé trop vite sa confiance ? Mais il y a plus que ça, une présence impalpable, diffuse, qui brouille ses pensées… Qui est ce bad man dont l’ombre inquiétante plane sur la ville ?
Résumé publ. sur le Babelio

 
Les gratitudes
Delphine de Vigan

«  Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l’absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d’un prénom, d’une image, d’un mot. Je travaille avec les douleurs d’hier et celles d’aujourd’hui. Les confidences. Et la peur de mourir. Cela fait partie de mon métier.
Mais ce qui continue de m’étonner, ce qui me sidère même, ce qui encore aujourd’hui, après plus de dix ans de pratique, me coupe parfois littéralement le souffle, c’est la pérennité des douleurs d’enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s’efface pas.  »
  Michka est en train de perdre peu à peu l’usage de la parole. Autour d’elles, deux personnes se retrouvent  : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l’orthophoniste chargé  de la suivre.
Jesmyn Ward

Jojo n’a que treize ans mais c’est déjà l’homme de la maison. Son grand-père lui a tout appris : nourrir les animaux de la ferme, s’occuper de sa grand-mère malade, écouter les histoires, veiller sur sa petite sœur Kayla.
De son autre famille, Jojo ne sait pas grand-chose. Ces blancs n’ont jamais accepté que leur fils fasse des enfants à une noire. Quant à son père, Michael, Jojo le connaît peu, d’autant qu’il purge une peine au pénitencier d’État.
Jojo n’a que treize ans mais c’est déjà l’homme de la maison. Son grand-père lui a tout appris : nourrir les animaux de la ferme, s’occuper de sa grand-mère malade, écouter les histoires, veiller sur sa petite sœur Kayla.
De son autre famille, Jojo ne sait pas grand-chose. Ces blancs n’ont jamais accepté que leur fils fasse des enfants à une noire. Quant à son père, Michael, Jojo le connaît peu, d’autant qu’il purge une peine au pénitencier d’État...
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Un poisson sur la lune
David Vann
 
“Les gens seraient-ils en réalité tous au bord du suicide, toute leur vie, obligés de survivre à chaque journée en jouant aux cartes et en regardant la télé et en mangeant, tant de routines prévues pour éviter ces instants de face à face avec un soi-même qui n’existe pas ?” Tel est l’état d’esprit de James Vann lorsqu’il retrouve sa famille en Californie – ses parents, son frère cadet, son ex-femme et ses enfants. Tous s’inquiètent pour lui et veulent l’empêcher de commettre l’irréparable. Car James voyage avec son Magnum, bien décidé à passer à l’acte. Tour à tour, chacun essaie de le ramener à la raison, révélant en partie ses propres angoisses et faiblesses. Mais c’est James qui devra seul prendre la décision, guidé par des émotions terriblement humaines face au poids du passé, à la cruauté du présent et à l’incertitude de l’avenir.
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Dry
Neal et Jarrod Shusterman

La sécheresse s’éternise en Californie et le quotidien de chacun s’est transformé en une longue liste d’interdictions : ne pas arroser la pelouse, ne pas remplir sa piscine, limiter les douches…
Jusqu’à ce que les robinets se tarissent pour de bon. La paisible banlieue où vivent Alyssa et sa famille vire alors à la zone de guerre.
Soif et désespoir font se dresser les voisins les uns contre les autres. Le jour où ses parents ne donnent plus signe de vie et où son existence et celle de son petit frère sont menacées, Alyssa va devoir faire de terribles choix pour survivre au moins un jour de plus.
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Ce qui nous revient
Corinne Royer

 

Louisa Gorki avait dix ans quand sa mère soprano l’a embrassée en lui lançant “À dans trois jours !” – et n’est jamais revenue. Ce n’est que plus tard que la fillette a appris de son père Nicolaï la raison de la fuite d’Elena : celle-ci ne s’absentait pas pour un récital mais, enceinte d’un enfant trisomique, pour un avortement. Elle s’est ensuite sentie incapable de rentrer chez elle, et Louisa a grandi seule avec Nicolaï et leur chagrin. Quinze ans après, Louisa prépare un doctorat en médecine. C’est dans ce cadre qu’elle rencontre Marthe Gautier qui, à la fin des années 1950, a joué un rôle capital dans la découverte du chromosome surnuméraire de la trisomie 21 et s’est vue écartée de l’histoire officielle au profit d’un collègue masculin. Ces deux femmes ont beaucoup à apprendre l’une de l’autre sur la science et la conscience, la résilience et la persévérance, la dépossession et l’indépendance

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Vesoul, le 7 janvier 2015
Quentin Mouron

 
Vesoul, le 7 janvier 2015. Un congrès, des cadres dynamiques, un humoriste québecois, des gameuses en extase, des youtubers ivres, une poétesse qui mange du poulpe. Paris, le 7 janvier 2015. Des coups de feu, des sirènes, une rédaction décimée, des marches blanches, bleues et rouges, des larmes – et de l'hypocrisie. On lit en filigrane la montée des populismes en Europe, l'explosion de la violence sociale, la détresse des populations marginalisées, le fanatisme religieux come réponse absurde à l'absurdité du monde. Au fil des pages, on rit noir, on rit jaune. On finit par ne plus rire du tout.
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Le silence de Sandy Allen
Isabelle Marrier

 
En 1975, elle mesure 2,32 mètres et entre dans le Guinness World Records Book. Sandy Allen est devenue, à vingt ans, la femme la plus grande du monde. Maigre consolation quand on est une fille ordinaire de l’Indiana pour qui rien ne va de soi. Ni jolie robe, ni patins à roulettes à sa taille, ni jeune prétendant. Qui, à part sa grand-mère, pour voir en Sandy Allen autre chose qu’un freak? Un homme, Federico Fellini. Le Maestro, croisant son imposante silhouette au détour d’un journal, va lui composer un rôle sur mesure dans son Casanova et l’accueillir à Cinecittà. Mais comment Sandy pourrait-elle, elle qui aimerait tant passer inaperçue, s’emparer de cette unique occasion d’être superbement exposée ?
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China dream
Ma Jian

 
«Le rôle de l’écrivain consiste à sonder les ténèbres et par-dessus tout à dire la vérité. J’ai écrit ce roman motivé par ma colère contre les fausses utopies qui asservissent et infantilisent la Chine depuis 1949.»
Mélangeant fiction et réalité, le nouveau roman de Ma Jian dresse le portrait de la Chine d’aujourd’hui livrée au «rêve chinois» du président Xi Jinping et à l’amnésie imposée par l’État. Sous les allures d’une fable cruelle, l’auteur dévoile l’une des facettes les plus implacables de la tyrannie qui consiste à tenter d’effacer la mémoire, à éradiquer tout événement passé qui pourrait gêner la marche du pouvoir.
Un chef-d’œuvre de subversion et de drôlerie
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Grace
Paul Lynch

 
Irlande, 1845. Par un froid matin d’octobre, alors que la Grande Famine ravage le pays, la jeune Grace est envoyée sur les routes par sa mère pour tenter de trouver du travail et survivre. En quittant son village de Blackmountain camouflée dans des vêtements d’homme, et accompagnée de son petit frère qui la rejoint en secret, l’adolescente entreprend un véritable périple, du Donegal à Limerick, au cœur d’un paysage apocalyptique. Celui d’une terre où chaque être humain est prêt à tuer pour une miette de pain.
Résumé publ. sur le site des éd. Albin Michel
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Tout ce qui nous submerge
Daisy Johnson

 
« Nos lieux de naissance reviennent toujours. Ils sont notre moelle – ils sont inscrits en nous. Si on nous retournait la peau, leur carte apparaîtrait à l’envers de façon qu’on puisse toujours y revenir. Pourtant, incrusté à l’envers de ma peau, il n’y a ni canal, ni voie ferrée, ni bateau mais simplement : toi. »
Jusqu’à ses seize ans, Gretel a vécu avec sa mère, Sarah, sur une péniche le long des canaux de l’Oxfordshire. Puis un jour, Sarah a disparu. Seize ans plus tard, un coup de fil vient raviver les questions qui n’ont jamais cessé de hanter Gretel : pourquoi Sarah l’a-t-elle abandonnée ? Qu’est devenu cet étrange garçon qui vivait avec elles ? Que s’est-il réellement passé sur la rivière ? Daisy Johnson signe ici une histoire de famille et d’identité, de langage et d’amour, qui frappe par la maîtrise et la beauté de son écriture.
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Tour d'horizon
Kathleen Jamie

 
Tour d’ho­rizon plonge le lecteur dans des conversa­tions avec le monde naturel à travers quatorze récits autobiographiques rendus par une écriture exquise et sans romantisme. Que ce soit dans les récits sur les fous de Bassan, les icebergs de l’Arctique, au chevet de sa mère ou dans le monumental musée de squelettes de baleines de Bergen, Kathleen Jamie convoque un champ d’investigation extrêmement vaste, qui inclut la nature humaine, notre propre finitude. Avec un réel souci de précision et une modestie remarquable, elle ajuste ses focales inlassablement et réenchante le monde. Si ses récits suivent une trame narrative et dissèquent l’ordinaire, elle prend aussi de la distance, interroge le ciel, scrute l’univers microscopique et thé­matise la notion de nature.
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Animal
Sandrine Collette

Dans l’obscurité dense de la forêt népalaise, Mara découvre deux très jeunes enfants ligotés à un arbre. Elle sait qu’elle ne devrait pas s’en mêler. Pourtant, elle les délivre, et fuit avec eux vers la grande ville où ils pourront se cacher.
Vingt ans plus tard, dans une autre forêt, au milieu des volcans du Kamtchatka, débarque un groupe de chasseurs. Parmi eux, Lior, une Française. Comment cette jeune femme peut-elle être aussi exaltée par la chasse, voilà un mystère que son mari, qui l’adore, n’a jamais résolu. Quand elle chasse, le regard de Lior tourne à l’étrange, son pas devient souple. Elle semble partie prenante de la nature, douée d’un flair affûté, dangereuse. Elle a quelque chose d’animal.
Cette fois, guidés par un vieil homme à la parole rare, Lior et les autres sont lancés sur les traces d’un ours. Un ours qui les a repérés, bien sûr. Et qui va entraîner Lior bien au-delà de ses limites, la forçant à affronter enfin la vérité sur elle-même.

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Le Tunnel
Avraham B. Yehoshua

Zvi Louria commence à perdre la mémoire. Il a 73 ans, ingénieur à la retraite depuis cinq ans. D’abord, ce sont seulement les prénoms des uns et des autres qui lui échappent, mais quand il manque de repartir du jardin d’enfant avec un garçon qui ressemble à son petit-fils, il consulte un neurologue. Le diagnostic – une atrophie du lobe frontal – est certes sévère, mais assorti de quelques encouragements du médecin  : ce dernier conseille à Zvi et son épouse de ne pas baisser les bras. D’après lui, il faut redoubler d’activité, et ne pas négliger le désir dans le couple, pour lutter contre ce début de démence qui risque de l’engloutir.
Sa femme Dina, une pédiatre encore en activité, le pousse alors à proposer son expertise d’ingénieur à son ancien employeur, pensant qu’une activité professionnelle même bénévole lui permettrait ce sursaut volontaire encouragé par le neurologue. Ce sera donc au jeune Assaël Mimouni, l’ingénieur en charge de la construction d’une route secrète dans le désert du Négev et fils d’un ancien collègue de Louria, de gérer le vieil homme. Mais quand tous deux arrivent sur l’emplacement du chantier et découvrent le campement d’une famille de Palestiniens réfugiés sur la colline par laquelle la route devait passer, le projet se complique, et Zvi Louria propose alors de creuser un tunnel plutôt que d’aplatir la butte et de déloger la famille…   
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L'Outsider
Stephen King

 
Parfois, le mal prend le visage du bien.
Le corps martyrisé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l’équipe locale de baseball, professeur d’anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses ADN ne laissent aucune place au doute.
Pourtant, malgré l’évidence, Terry Maitland affirme qu’il est innocent.
Et si c’était vrai ?
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​La Belle Fanny
Pedro Lenz

À première vue, La belle Fanny (Di schöni Fanny) ressemble à une histoire d’amour, un roman d’artiste et de formation classique : trois artistes sans succès sont amoureux de la même femme, Fanny de Zofingen. Quand Jackpot, le narrateur, lui déclare sa flamme, la jeune femme disparaît subitement, ne supportant pas ses ambitions possessives. L’écrivain auto-proclamé sombre plus bas que terre, avant de comprendre qu’il en est de Fanny comme de l’art : à vouloir être seul à les posséder, ils lui échappent. Avec le ton naturaliste qui lui est propre, Lenz s’attaque à une question qui n’a cessé de travailler la littérature germanophone : quel prix doit-on payer, quand on souhaite pleinement dédier sa vie à l’art ?
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Nino dans la nuit
Capucine et Simon Johannin

‘‘J’ai la tête, les yeux et la bouche qui crament, j’ai avalé des braises qui me font des trous partout. Des trous dans le sol quand j’avance, des trous dans les phrases que je veux dire à des gens qui ont des trous dans le visage quand je les regarde.”
Dès les premières pages, le hurlement du sergent résonne pour longtemps­ dans vos oreilles : “Tout le monde en rang, à l’ordinaire. Mâchez bien sinon vous allez nous cimenter les chiottes, et c’est pas moi qui irai les déboucher, compris ​?”
Le sergent ? Oui, le sergent, celui qui recrute les futurs légionnaires. Nino, dix-neuf ans, figure parmi les volontaires, groupe d’hommes venus des quatre coins du monde afin de recevoir, coûte que coûte, une solde, pour pouvoir s’en sortir. La Légion, c’est l’apprentissage­­­­­ d’un code d’honneur autant que celui d’une langue. Hélas, Nino ne passera pas l’épreuve puisqu’il échouera brillamment au test de dépistage. De retour, Nino enchaîne les petits boulots. Une vie de débrouille criblée par les flashs de fêtes étourdissantes, par les personnages qui surgissent et les histoires qu’ils racontent.
Après L’Été des charognes, premier roman fulgurant et remarqué, la langue est vive, les dialogues mordants : Nino dans la nuit bouillonne­, cingle une histoire à cent à l’heure et dessine, à travers le destin chaotique­ de son héros, le portrait d’une génération qui tente de trouver sa place là où il n’y en a plus.
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L’Évangile selon Yong Sheng
​Dai Sijie

Dans un village proche de la ville côtière de Putian, en Chine méridionale, au début du vingtième siècle, Yong Sheng est le fils d’un menuisier-charpentier qui fabrique des sifflets pour colombes réputés. Les habitants raffolent de ces sifflets qui, accrochés aux rémiges des oiseaux, font entendre de merveilleuses symphonies en tournant au-dessus des maisons. Placé en pension chez un pasteur américain, le jeune Yong Sheng va suivre l’enseignement de sa fille Mary, institutrice de l’école chrétienne. C’est elle qui fait naître la vocation du garçon : Yong Sheng, tout en fabriquant des sifflets comme son père, décide de devenir le premier pasteur chinois de la ville. Marié de force pour obéir à de vieilles superstitions, Yong Sheng fera des études de théologie à Nankin et, après bien des péripéties, le jeune pasteur reviendra à Putian pour une brève période de bonheur. Mais tout bascule en 1949 avec l'avènement de la République populaire, début pour lui comme pour tant d’autres Chinois d’une ère de tourments – qui culmineront lors de la Révolution culturelle. 
Dai Sijie, dans ce nouveau roman, renoue avec la veine autobiographique de son premier livre, Balzac et la petite tailleuse chinoise. Avec son exceptionnel talent de conteur, il retrace l’histoire surprenante de son propre grand-père, l’un des premiers pasteurs chrétiens en Chine.
 
​Au ​Sevilla Bar
Alex Camus

Théâtre miniature du monde, le Sevilla Bar accueille joies et désastres du temps présent – l’air de rien, la comédie humaine s’y joue chaque soir, autour d’un verre. Au fil de la plume agile et du regard malicieux d’Alex Capus, ce repaire de fraternité chaleureuse se dévoile et nous séduit.
Le maître des lieux raconte une période où un changement intervient dans sa vie : devenu célibataire quelques jours par semaine, il a vu les couleurs de son quotidien se raviver, et, contre toute attente, il redécouvre ce qui fait la saveur de l’existence.
Ce livre astucieux et pétillant, portrait de l’auteur en propriétaire de bar, est un éloge de la convivialité et des petits bonheurs de la vie.
 
Olga
​Bernard Schlink

L’est de l’empire allemand à la fin du XIXe siècle. Olga est orpheline et vit chez sa grand-mère, dans un village coupé de toute modernité. Herbert est le fils d’un riche industriel et habite la maison de maître. Tandis qu’elle se bat pour devenir enseignante, lui rêve d’aventures et d’exploits pour la patrie. Amis d’enfance, puis amants, ils vivent leur idylle malgré l’opposition de la famille de Herbert et ses voyages lointains. Quand il entreprend une expédition en Arctique, Olga reste toutefois sans nouvelles. 
La Première Guerre mondiale éclate, puis la Deuxième. À la fin de sa vie, Olga raconte son histoire à un jeune homme qui lui est proche comme un fils. Mais ce n’est que bien plus tard que celui-ci, lui-même âgé, va découvrir la vérité sur cette femme d’apparence si modeste. 
Bernhard Schlink nous livre le récit tout en sensibilité d’un destin féminin marqué par son temps. À travers les décennies et les continents, il nous entraîne dans les péripéties d’un amour confronté aux rêves de grandeur d’une nation.
Résumé publ. sur le le site des éd. Gallimard
 
Grands carnivores
Bertrand Belin
 
Lui est récemment promu à la tête des entreprises familiales, personnage sinistre et cynique, jaloux de son frère peintre, cultive l’art de soumettre et de se soumettre, de servir l’Empire et ses valeurs. Il n’a d’autre ambition que la restauration de ce qu’il appelle « la grandeur du pays » quand son frère rêveur fait l’artiste, aime, désire. Cultive ainsi de vaines activités, néfastes à l’ordre général. La joie de l’un éveille l’irritation voire la détestation de l’autre. De cette faille entre les deux frères naît inévitablement un déséquilibre, et beaucoup d’imprévu...
 
Il se pourrait qu'un jour je disparaisse sans trace
Thierry Beinstingel
 
Ils sont trois. Elle enseigne l’allemand dans un lycée mais tente aussi d’inculquer des notions de français à des migrants accueillis par une association humanitaire. Lui a accepté le travail le plus étrange de sa vie : gardien d’une station de pompage même plus en service et si isolée au milieu d’interminables champs de maïs que son employeur a dû l’y faire déposer en hélicoptère. La troisième, encore aux études, gagne sous le manteau un peu d’argent en rendant visite à un garçon autiste que celle qui se présente comme sa mère cache aux services sociaux dans un immeuble de la périphérie voué à une démolition prochaine. Tous les trois vont faire, à des degrés divers, l’expérience de l’effacement, de la perte des repères et des habitudes qui tiennent lieu le plus souvent d’identité. Mais si c’était pour mieux découvrir ce que vivent d’autres gens, et notamment les plus faibles ?
 
Les tribulations d'Arthur Mineur
Andrew Sean Greer
 
Quel imbécile a dit qu’on ne pouvait pas fuir ses problèmes ? Auteur raté vivant à San Francisco, surfant toujours sur le petit succès d’estime de son premier roman, et sur le point de souffler ses cinquante bougies, l’infortuné Arthur Mineur est convié à une cérémonie à laquelle il veut à tout prix échapper : le mariage de son ex-compagnon. Profitant de plusieurs invitations aux quatre coins du monde, il décolle aussitôt pour une tournée des foires du livre, salons, rencontres et performances artistiques au cours de laquelle il tombera presque amoureux à Paris, frôlera la mort à Berlin, échappera de justesse à une tempête de sable au Sahara, s’inscrira malencontreusement à une résidence littéraire en Inde et finira par tomber sur la personne qu’il n’aurait jamais imaginé rencontrer si loin, perdu qu’il est alors sur une île déserte en pleine mer d’Arabie.
 
Personne n'a peur des gens qui sourient
Véronique Ovaldé
 
Gloria a choisi ce jour de juin pour partir. Elle file récupérer ses filles à l’école et les embarque sans préavis pour un long voyage. Toutes trois quittent les rives de la Méditerranée en direction du Nord, la maison alsacienne dans la forêt de Kayserheim où Gloria, enfant, passait ses vacances. Pourquoi cette désertion soudaine? Quelle menace fuit-elle? Pour le savoir, il faudra revenir en arrière, dans les eaux troubles du passé, rencontrer Giovannangeli, qui l’a prise sous son aile à la disparition de son père, lever le voile sur la mort de Samuel, le père de ses enfants – où était Gloria ce soir-là ? –, et comprendre enfin quel rôle l’avocat Santini a pu jouer dans toute cette histoire.
Jusqu’où peut-on protéger ses enfants? Dans ce roman tendu à l’extrême, Véronique Ovaldé met en scène un fascinant personnage de mère dont l’inquiétude face au monde se mue en un implacable sang-froid pour l’affronter.
 
Bonne élève
Paula Porroni
 
Bonne élève est le portrait d’une jeune femme de Buenos Aires qui a fait de brillantes études en histoire de l’art dans une université du nord de l’Angleterre. De retour en Argentine, elle ne trouve pas de travail, et repart en Angleterre quelques années plus tard. Sa mère lui a donné un an pour se bâtir une nouvelle vie, l’entretenant grâce à l’héritage du père. Mais le pays est en crise lui aussi.
Déclassée, elle loue des chambres de plus en plus minables, travaille dans une bibliothèque universitaire en attendant un mieux qui ne vient pas, rattrapée par la précarité.
 
La toile du monde
Antonin Varenne
 
Aileen Bowman, trente-cinq ans, journaliste, célibataire, est venue couvrir l’événement pour le New York Tribune. Née d’un baroudeur anglais et d’une française utopiste, élevée dans le décor sauvage des plaines du Nevada, Aileen est un être affranchi de tout lien et de toute morale, mue par sa passion et ses idéaux humanistes. Au fil d’un récit qui nous immerge au cœur de la ville en chantier, du métropolitain naissant aux quartiers des bordels chers aux peintres, la personnalité singulière d’Aileen se confond avec la ville lumière. Un portrait en miroir qui dessine la toile du monde, de l’Europe à l’Amérique, du XIXe et au XXe siècle, du passé d’Aileen à un destin qu’elle n’imagine pas.
 
  Quand les nuages poursuivent les corneilles
Matthias Zschokke
 
Dans Quand les nuages poursuivent les corneilles, le héros se repose quand il est rassasié et se relève quand il a faim. Il aime que la femme avec qui il vit soit là à ses côtés. Pourtant, les grandes questions du destin ne lui sont pas épargnées : sa vieille mère et son ami de toujours lui demandent de mettre fin à leurs jours. Pour les aider, il envisage un hold-up improbable puis tente de monter une pièce de théâtre, mais c’est sans compter l’essentiel : boire des cafés, regarder vivre les gens et les canards, manger du fromage. Et surtout, contempler des lambeaux de nuage qui poursuivent des corneilles.
 
De l'Angleterre et des Anglais
Graham Swift

 
Des instantanés qui distillent l’essence d’une vie. Des moments pris sur le vif que l’on déroule comme une pellicule. Des héros ordinaires ; ce qui les lie, ce qui les sépare. 
Un couple de jeunes mariés vient de remplir son testament. Un médecin raconte pour la centième fois l’histoire de son père immigré. Un homme fantasme sur l’épouse de son meilleur ami. Une femme n’arrive plus à dormir dans la même chambre que son mari après les sombres révélations de sa fille. Traversant les palais du XVIIe siècle et les chambres feutrées d’aujourd’hui, le lecteur est témoin de nombreux drames, du plus secret au plus ostensible. Au fil des nouvelles qui composent ce recueil, chaque portrait s’anime pour révéler, dans une prose sobre aux multiples facettes, un émouvant fragment du quotidien. 
De quoi se compose l’identité de l’Angleterre aujourd’hui? En détaillant tantôt avec tendresse, tantôt avec cruauté, une cartographie émotionnelle et humaine de son pays, l’auteur du très remarqué Dimanche des mères nous offre ici une vision vivante et cosmopolite de la société britannique.
Résumé publ. sur le site des éd. Gallimard
 
Petite Brume
Jean-Pierre Rochat

Une tragédie contemporaine. En une journée, dans la cour de sa ferme, la vie d’un paysan bascule : tous ses biens ainsi que ses bêtes sont vendus aux enchères. Un monde s’écroule, rendu avec passion et authenticité par l’écriture charnelle de Jean-Pierre Rochat. Un roman comme un cri de détresse de la cause paysanne.
Les Billes du Pachinko
Elisa Shua Dusapin
 
Claire va avoir trente ans et passe l’été chez ses grands-parents à Tokyo. Elle veut convaincre son grand-père de quitter le Pachinko qu’il gère pour l’emmener avec sa grand-mère revoir leur Corée natale, où ils ne sont pas retournés depuis la guerre. Le temps de les décider à faire ce voyage, Claire s’occupe de Mieko, une petite Japonaise à qui elle apprend le français. Elisa Shua Dusapin propose un roman de filiation, dans lequel elle excelle à décrire l’ambivalence propre aux relations familiales. Elle dépeint l’intériorité de ses personnages grâce une écriture dépouillée et plonge le lecteur dans une atmosphère empreinte d’une violence feutrée où l’Extrême-Orient joue son rôle.
 
Mathématiques et architecture : à la recherche de l'harmonie
Bertrand Hauchecorne

 

On pourrait s'attendre à ce que les liens qui se sont tissés entre mathématiques et architecture soient de nature purement géométrique. Il est étonnant de voir que de nombreux autres domaines sont aussi concernés : celui des nombres et des proportions (où l'on trouve le fameux nombre d'or), celui de la réalisation d'outils rationnels précis, et même celui de l'arbitrage entre l'exactitude et l'esthétique.

Résumé publ. sur le site d'Unithèque
 
Chimie et biologie de synthèse : les applications
Minh-Thu Dinh-Audouin (éd.)

 

Il se passe en biologie de synthèse ce qui s’est passé en chimie aux siècles précédents. La connaissance des éléments chimiques, de la nature des réactions et des liaisons chimiques a conduit à l’explosion d’une industrie

chimique qui a bouleversé nos vies quotidiennes.

Aujourd’hui la connaissance du génome d’un organisme et la capacité de le modifier profondément ou même d’insérer des gènes qui n’existent pas dans la nature (ingénierie du génome) permettent le contrôle de fonctions biologiques complexes de cet organisme vivant.

Des chercheurs et des industriels viennent ici expliquer d’une manière compréhensible, appuyée sur des exemples, leurs recherches et leurs réalisations. Les perspectives de la biologie de synthèse – si impressionnantes qu’on la qualifie  souvent de créatrice de nouveaux organismes vivants parce qu’elle crée de nouveaux génomes donc de nouvelles machineries enzymatiques – apparaissent dans un contexte concret.
 
Le temps des neurones : les horloges du cerveau
Dean Buonomano

Qu’est-ce que le temps ? L’écoulement du temps est-il une illusion ? Le temps a-t-il une flèche ? Peut-on voyager dans le temps ? Est-ce que le libre arbitre existe ou bien le futur est-il prédéterminé ? En s’appuyant sur les résultats les plus récents des neurosciences, ce livre expose comment on peut tenter de répondre aujourd’hui à ces questions.
 
Psychologie de la connerie
​Jean-François Marmion

 
Un monde sans connards est possible !
En fait, non. Désolés.
Mais ça n’empêche pas d’y réfléchir. La connerie, chacun la connaît : nous la supportons tous au quotidien. C’est un fardeau. Et pourtant les psychologues, spécia­listes du comportement humain, n’ont jamais essayé de la définir. Mieux la comprendre pour mieux la combattre, tel est l’objectif de ce livre, même si nous sommes vaincus d’avance. Des psys de tous les pays, mais aussi des philosophes, sociologues et écrivains, nous livrent ici leur vision de la connerie humaine.
C’est une première mondiale. Et peut-être une dernière, profitez-en !
 
Philosophie : les grandes questions
Anne Monnier

 
Sous la marque de l’éléphant, un ouvrage complet et inédit dresse un panorama des grands thèmes philosophiques (la croyance, le travail, le bonheur, la conscience, l'altruisme, etc) et de ses penseurs, à destination de tous. Il paraît dans la collection « Les Bagages culture de l’éléphant » qui développe les thématiques de la revue, autour de l’approfondissement des connaissances et de la mémorisation, avec des contenus inédits. Les grandes questions de philosophie sont abordées par le prisme du quotidien, et offrent un panorama des pensées des grands philosophes.

Résumé publ. sur le site de l'Éléphant

  
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